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MSR, Musée Sain MSR, Musée Sain


Place Saint-Sernin. Tél. : 05 61 22 31 44. Ouvert 7/7. 10:00-18:00. Gratuit pour les - de 18 ans. Gratuit pour tous chaque 1er dimanche du mois.

Figurine de femme assise




Cette statuette représentant une femme assise fut créée au cours du IVe siècle avant notre ère.
Elle a été réalisée en terre cuite moulée, orange foncée, homogène, avec un engobe blanc (il s'agit d'une technique apposant un revêtement mince à base d'argile délayée, colorée ou non, appliqué sur une pièce céramique pour modifier sa couleur naturelle, pour lui donner un aspect lisse ou pour obtenir une couche imperméable avant le passage de la couleur qui s'y fixe.

Elle mesure 19,7 cm de haut, 7,1 cm de large et 9,3 cm de profondeur.

La jeune femme est assise, en position frontale, pieds écartés, dépassant du chiton par-dessus lequel elle porte l'himation (manteau de la Grèce antique) qui l'enveloppe toute entière.
Le bras droit se replie sous la poitrine : seule la main sort du manteau et retient la draperie.
Le bras gauche suit la position du corps et la main tient un grand tympanon (tambourin) contre sa cuisse.
Le buste se penche très légèrement vers l'avant. La tête, de face, s'incline vers la droite. La chevelure, tout en volume, est divisée en petites mèches ondoyantes et ramenées en arrière ; elle s'organise en un chignon complexe, alors que des sortes d'anglaises descendent de part et d'autre du cou. Le visage est fin, ovale : les yeux en amande sont protégés par une arcade sourcilière nette et fine ; le nez est droit (l'extrémité manque), les lèvres sont minces au contour bien dessiné.

Totalement recouverte d'un engobe blanc, la statuette était rehaussée de couleurs : rouge pour la chevelure, la bouche, le tympanon, la bordure des chaussures ; noir pour le contour des yeux et la pupille ; une teinte foncée pour les grosses boucles d'oreilles.
Des vestiges de peinture rose apparaissent sur le vêtement tandis que le jaune décore les chaussures. Un collier de grosses perles bleues ou noires ornent le cou. Seule la partie antérieure est moulée. La partie postérieure n'existe que dans le haut, elle est modelée et aérée d'un net évent circulaire.

Le bas de la statuette est découpé à la forme du siège qui a disparu. L'influence de la Béotie et des draperies de Tanagra, aux plissés aigus, en zig-zag, laissant cependant deviner le mouvement du corps, s'affirme ici où l'aspect religieux tend à disparaître.
Les épaules sont très étroites et une certaine fragilité émane du personnage. Le mouvement s'amorce mais l'étoffe emprisonne encore le corps.
Le British Museum de Londres conserve une figurine de Tarente (Inv. 53.4-8.3) qui ressemble beaucoup à celle-ci et que R. Higgins date du IVe siècle avant notre ère. Celle de Londres est à peine plus grande et, si les têtes diffèrent, l'attitude et la répartition des plis sont identiques. Celle de Toulouse pourrait provenir d'un moule secondaire. Quant aux têtes, dans la mesure où elles étaient fabriquées séparément, elles devenaient interchangeables, ce qui permettait de varier les modèles à peu de frais ; mais elles pourraient aussi confirmer la thèse de fabrication des deux oeuvres dans des ateliers différents, mais ayant pour origine Tarente et celle-ci pourrait provenir de Paestum.

N° inv. 25901

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