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MSR, Musée Sain MSR, Musée Sain


Place Saint-Sernin. Tél. : 05 61 22 31 44. Ouvert 7/7. 10:00-18:00. Gratuit pour les - de 18 ans. Gratuit pour tous chaque 1er dimanche du mois.

Relief funéraire




Cette stèle de Palmyre a été acquise en vente publique à Toulouse en juin 2003. Elle provient d'une ancienne collection libanaise.
Réalisée en calcaire local, elle mesure 29 cm de haut et 10 cm d'épaisseur.
Brisée en quatre morceaux elle a été restauré.

Ce relief appartient à une catégorie d'œuvres imitant les hauts-reliefs funéraires ornant les exèdres (petites pièces en renfoncement) des hypogées (tombe creusée dans le sol) et tours funéraires de Palmyre, mais à la différence de ceux-ci, on ne sait au juste où ils étaient placés.
Il représente un prêtre étendu sur le matelas richement orné d'une klinè (lit ou canapé utilisé dans la Grèce ancienne pour dîner), le coude gauche appuyé sur un coussin, dans la position caractéristique du banquet couché oriental, la jambe gauche passée sous la jambe droite légèrement ramenée vers le corps. Il tient dans la main gauche un skyphos (type de vase à boire haut de 5 à 15 cm), le bras droit est étendu le long du corps, la main posée sur le genou droit.
Coiffé du haut mortier cylindrique des prêtres, ici rehaussé d'une couronne de laurier à gros cabochon central, vêtu d'un long kaftan brodé et de pantalons bouffants serrés dans de courtes bottes souples, le personnage a la tête et le regard tournés vers le spectateur.

À ses pieds, une amphore repose sur un socle cubique orné sur sa face antérieure d'une rosace.
La manière de tenir le gobelet avec le majeur et l'annulaire repliés contre le vase est caractéristique des banquets palmyréniens. La gaufrure de la panse de l'amphore est, elle, typique des sculpteurs palmyréniens.

Les reliefs de ce type semblent n'être apparus qu'à la fin du IIe siècle, voire après 200 de notre ère.

Une inscription, parfois un cartouche, peut être placé dans le champ. Ce relief présente à cet endroit un traitement très particulier et surprenant du fond du relief travaillé à la gradine. Peut-être une volonté d'effacer une inscription pour empêcher de retrouver l'origine précise de l'objet (c'est-à-dire le tombeau d'une famille déterminée) en est la cause. Ce peut être également la trace de fixation d'une mince couche de plâtre destinée à lisser le fond pour mieux y appliquer une couche de peinture ? Il est impossible de le dire sans une analyse qui décèlerait une éventuelle altération moderne de la surface antique de la plaque.

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