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Place Saint-Sernin - 31000 Toulouse. Ouvert du mardi au dimanche, de 10 h à 18 h. Téléphone 05 61 22 31 44

Les Mercredis de l'Archéologie - 2022



Les "Mercredis de l'archéologie" est un cycle de conférence organisé en partenariat avec le laboratoires Traces. En lien avec l'exposition "La mystère Mithra. Plongée au coeur d'un culte romain" (qui sera présentée à partir du 13 mai), ces interventions ont pour thématique commune les croyances, de la Préhistoire au Moyen Âge.


Merci de prendre connaissance des nouvelles conditions d’accès  avant de prendre votre billet ou de venir. 

Laraire de la maison des parois rouges, à Pompéi
Laraire de la maison des parois rouges, à Pompéi

Les dieux dans la maison : les cultes domestiques romains ♿

Alexandra Dardenay
Maître de conférences à l'université Toulouse Jean-Jaurès


Figures essentielles de l’espace domestique, les divinités peuplaient la maison et en supervisaient les activités, comme le rapporte un si grand nombre de sources latines. Si, en théorie, Lares et Pénates résidaient partout dans la demeure, on considère généralement que leur culte se rendait dans de petits sanctuaires domestiques. La typologie de ceux-ci variait, de la simple niche pour les plus modestes, au sanctuaire maçonné pour les plus luxueux, sans oublier toute une gamme de sanctuaires de bois. Cette conférence s’attachera à percevoir le phénomène des cultes domestiques et leur importance dans la vie quotidienne des Romains, la place qu’ils occupaient dans les maisons, ainsi que leur rôle de cohésion de la cellule familiale.

Mercredi 9 février, 18 h, au musée Saint-Raymond. Entrée gratuite. Billets disponibles ici.


 

Cantigas de Santa María : Códice Rico, Ms. T-I-1 Real Biblioteca del Monasterio de San Lorenzo de El Escorial
Cantigas de Santa María : Códice Rico, Ms. T-I-1 Real Biblioteca del Monasterio de San Lorenzo de El Escorial

​Dispositifs et pratiques liés au culte des reliques en France au Moyen Âge ♿

Nelly Pousthomis-Dalle et Yoan Mattalia 
Membres du laboratoires TRACES


Le culte des reliques des saints constitue l’une des expressions concrète de la pratique religieuse chrétienne au Moyen Âge. Il associe au culte des saints des dévotions spécifiques des fidèles envers des fragments de corps ou les corps entiers des martyrs et autres confesseurs dans des édifices ecclésiaux qui ont évolué tout au long du Moyen Âge. Nous essaierons ainsi de mettre en évidence quelques aspects matériels du culte des saints et de leurs reliques, certaines pratiques et divers usages qui prennent forme autour de ces objets sacrés qui constituent des supports de dévotion offerts à la vénération des fidèles. Il s’agira plus particulièrement, à travers une série d’exemples provenant essentiellement du midi de la France, de retracer l’évolution des lieux et des espaces qui accueillent le culte des reliques depuis la vénération des tombes saintes à l’édification des cryptes, d’évoquer la translation des corps saints et leur élévation dans le chœur des édifices ecclésiaux, et d’observer les pratiques d’incubation ou la création de reliques de contact.

Mercredi 23 mars, 18 h, au musée Saint-Raymond. Entrée gratuite. Billets disponibles ici.



 

Les présentations des autres conférences du cycle seront ajoutées prochainement.
Retenez déjà les dates et intervenants : 
> 20 avril, Jean-Marie Pailler, sur Bacchus
> 8 juin, Martine Joly, les dieux des temples en Gaule romaine

Entre mythes et rituels chamaniques, réflexions sur les interprétations de l’art rupestre des chasseurs-collecteurs d’Afrique australe ♿

Léa Jobard
Doctorante au laboratoire TRACES UMR 5608, étudie l'art rupestre des chasseurs collecteurs préhistoriques du Zimbabwe, dans la région des Matobo.

Région privilégiée par les préhistoriens pour la qualité et l’ancienneté de ses dépôts archéologiques, l’Afrique australe renferme également une des plus grandes concentrations de sites d’art rupestre au monde. Une grande partie de cet art, gravé ou peint, est attribuée aux populations de chasseurs-collecteurs du Later Stone Age, les plus anciennes peintures ayant été datées autour de 6000 cal BP, les plus récentes réalisées au XIXe siècle. S’appuyant notamment sur la comparaison entre l’iconographie et l’abondante documentation ethnographique concernant les San (communautés actuelles de chasseurs-collecteurs), deux principales interprétations ont été proposées pour expliquer cet art. D’un côté, la théorie chamanique intègre la réalisation de peintures rupestres à des rituels chamaniques pratiqués par les groupes du LSA. De l’autre côté, les images rupestres seraient des représentations des mythes fondateurs des chasseurs-collecteurs. Dans les deux cas, les croyances religieuses des groupes humains sont à l’origine de la pratique graphique. Mais, lorsque l’on considère des éléments tels que les variations iconographiques entre les régions d’Afrique australe ou le contexte environnemental des sites ornés, on peut se demander si seuls les besoins religieux ont motivés l’aménagement de panneaux d’art rupestre, ou si d’autres besoins, d’ordre sociaux ou économiques par exemple, ont pu s’y ajouter.

Mercredi 19 janvier. La conférence sera disponible prochainement en replay sur notre chaîne YouTube.



 

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